Le BIM, de l’expérimental à l’opérationnel

Un outil au service de la création de valeur

Le déploiement du BIM (Building Information Modelling) dans la construction continue de faire avancer des acteurs du secteur. Que ce soit en phase de conception, de réalisation et ou d’exploitation du bâtiment, cette technologie offre des possibilités infinies mais nécessite une intégration minutieuse aux processus de l’entreprise pour donner pleinement sa mesure. En l’espace de plusieurs années, PLURIAL NOVILIA est ainsi passé de la phase expérimentale à la phase opérationnelle, et a poursuivi en 2017 pas moins de 3 projets parallèles en matière de BIM – des projets complémentaires qui ouvrent la voie à une meilleure gestion de ses chantiers et de son patrimoine.

Un outil au service de la construction

Le premier volet concerne directement l’utilisation de la maquette numérique 3D en phase projet. Les résultats obtenus sur le premier chantier test (la construction de 23 logements collectifs Place Nicolas Bergier à Reims) ont permis de mieux cerner les pré-requis en matière de compétences ainsi que les enjeux du BIM, notamment au niveau réglementaire. Afin d’accélérer l’intégration de la technologie aux futurs projets de construction, un chargé d’opération de PLURIAL NOVILIA suit actuellement une formation avancée à l’Ecole des Ponts & Chaussées – une approche théorique complétée d’une application concrète sur une opération réalisée rue Kléber à Tinqueux.  

Un outil au service de la gestion de patrimoine

L’entreprise a également poursuivi en 2017 son chantier de numérisation des plans existants, afin de proposer à l’ensemble des services une base de données numérique facilement consultable. Enfin, un grand projet de gestion technique de patrimoine (GTP) a été lancé, avec pour objectif de créer des passerelles entre le BIM et la base de données ISIS utilisée par PLURIAL NOVILIA. Un comité de pilotage interservices, regroupant construction, gérance, attribution, maintenance et agences, a ainsi travaillé sur la mise en place du cahier des charges technique qui sera imposé à l’ensemble des partenaires d’un projet – de l’architecte aux entreprises de travaux.

Comme l’explique Hugues Lhermitte, Directeur du Patrimoine, « l’intégration de données numériques en phase de projet doit être parfaitement standardisée pour que celles-ci soient ensuite exploitables. Il nous faut donc définir les informations dont nous avons besoin mais aussi la nomenclature précise qui doit être utilisée par tous les intervenants d’un même projet ».

« Nous avons missionné un bureau d’études pour rédiger cette nomenclature et réaliser un test en phase projet », poursuit Jérôme Florentin, Directeur de la Maîtrise d’Ouvrage. « Ce cahier des charges sera finalisé courant 2018 mais son déploiement se fera de manière progressive car nous voulons accompagner l’ensemble de nos partenaires dans l’appropriation de cet outil – et notamment les nombreuses PME avec lesquelles nous travaillons ». En attendant, des données sont déjà intégrées à la GTP au fil de l’eau, comme les DPE, les chaudières ou toute autre donnée relative à la gestion technique du bâtiment.

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